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Elections presidentielles en Guinee
Thursday, 08 July 2010
Ensemble avec nos
partenaires de Guinée (la CNTG et DYNAM), nous attendions avec attention les
résultats des élections présidentielles du 27 juin en Guinée, les premières
élections démocratiques dans ce pays depuis 40 ans. Mais après la publication
des résultats provisoires de l’élection présidentielle ce vendredi, l’heure est
maintenant à la contestation des résultats.
Ensemble avec nos partenaires de Guinée (la CNTG et DYNAM), nous avons appris avec soulagement que les
élections se sont déroulées dans un climat de calme et de sérénité, malgré les
événements violents de ces dernières années. Tant les mouvements sociaux que
les partis politiques avaient appelé au calme pour ces élections, et cet appel
a été vraisemblablement entendu.
Ce scrutin présidentiel constitue une étape décisive dans la restauration de la
légalité constitutionnelle et l’établissement d’une démocratie durable dans ce
pays, conformément aux engagements et aux modalités prescrits dans la
Déclaration conjointe signée le 15 janvier 2010 à Ouagadougou.
Le scrutin présidentiel s’est déroulé dans les délais impartis, ce malgré
d’importantes contraintes matérielles et logistiques liées à un calendrier très
serré. On observe une forte participation électorale, ce qui indique la
détermination du peuple guinéen à prendre sa part dans les changements en cours
et à reconnaître les enjeux majeurs du scrutin.
Les résultats de ces élections ont été révélés ce vendredi 2 juillet. C’est
désormais officiel : il y aura pour la première fois en Guinée un second
tour à l’élection présidentielle pour désigner le Président de la République. Il
opposera deux poids lourds du paysage politique national aux talents et
tempérament totalement différents.
Il s’agit du candidat de l’UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée), Cellou Dalein Diallo, connu dans
les carcans de l’administration guinéenne depuis sa sortie universitaire. Il a
mené toute sa carrière dans le pays en occupant différents postes dont
plusieurs départements ministériels et la primature, sous l’ère Lansana Conté.
L’autre candidat est l’opposant historique du Général Conté et leader du RPG
(Rassemblement du Peuple de Guinée). Alpha
Condé qui a fait ses armes à l’étranger est plus connu pour ses
luttes politiques contre les régimes défunts qui l’ont condamné d’abord par
contumace (sous Sékou Touré) puis jeté en prison (par Conté en 1998). Sa
particularité est son refus d’appartenir à aucun gouvernement dans le passé.
Le deuxième tour est normalement
prévu pour le 18 juillet mais, selon un certain nombre d’observateurs, il sera
vraisemblablement postposé.
Les observateurs soulignent l’expression
ethnique/communautaire des votes. Tous les candidats ont fait
de bons résultats dans leur région d’appartenance et ne sont pas parvenus à
attirer les votes des autres ethnies. Ce n’est donc pas une surprise que Cellou
Dalein Diallo, appartenant à l’ethnie peule, le plus important groupe ethnique
en Guinée, ait obtenu les meilleurs résultats, avec près de 40% des voix.
Malheureusement, les différences ethniques ont aussi été mises en avant dès la
sortie des résultats, ce vendredi 2 juillet. Le candidat qui a obtenu le 3ème
score de préférence, Sidya Touré, a immédiatement dénoncé des irrégularités, se
référant entre autres au fait que Alpha Condé, le deuxième gagnant de ces
élections, est d’ethnie malinké, comme l’actuel Président en interim, le
général Sekouba Konaté. Sidya Touré a donc organisé ce lundi 5 juillet une
marche de protestation dans Conakry, même si les manifestations sont interdites
entre les deux tours des présidentielles. On craignait que ce rassemblement ne
se termine dans la violence, comme l’a expliqué madame Barry au téléphone à
Fabien Habimana, coordinateur de nos programmes en Afrique de l’Ouest.
Heureusement, il n’y a pas eu de débordements, finalement.
Ces incidents ont failli provoquer la
démission du général Sekouba Konaté, mais beaucoup
d’observateurs ont estimé que cette décision ne servirait pas l’avenir du pays.
Il est important pour la Guinée qu’il reste jusqu’aux résultats du deuxième
tour et passe le flambeau au premier Président démocratiquement élu de Guinée.
Les Etats-Unis, entre autres, ont fait savoir qu’ils soutenaient le général,
qui a constamment œuvré à la transition de la Guinée vers un régime
démocratique civil. Il a donc décidé de retirer sa démission.
Entretemps, les partis politiques ont 8 jours après la publication des
résultats pour porter plainte pour fraude ou contre certaines irrégularités,
ceci auprès de la Cour
Suprême ; ce qui a d’ores et déjà été fait par la
majorité des candidats. Après ce délai, la Cour Suprême aura 3
jours pour se prononcer. Le deuxième tour ne pourra pas avoir lieu avant que
ces procédures soient terminées. Les yeux de l’opinion sont donc rivés sur la
Cour suprême...
Pour plus d’infos, voici quelques
liens intéressants :
In Africa, World Solidarity works together with partners in 19 countries : Benin, Burkina Faso, Burundi, Congo, Ethiopia, Gabon, Gambia, Guinea, Cameroon, Mali, Mauretania, Namibia, Rwanda, Senegal, Niger, Ghana, Chad, Togo and South Africa.
Partners in Latin America
Friday, 04 December 2009
In Latin America, World Solidarity works together with partners in 10 countries : Bolivia, Brazil, Colombia, the Dominican Republic, Ecuador, Guatemala, Haiti, Mexico, Peru and Venezuela.
Partners in Asia
Friday, 04 December 2009
In Asia, World Solidarity works together with partners in 8 countries: Bangladesh, India, Nepal, Sri Lanka, Cambodia, Indonesia, the Philippines and Thailand.